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LA LIGNE ÉDITORIALE ET SON IMPORTANCE

Dernière mise à jour : 25 oct. 2022

Aujourd’hui, nous allons te parler du squelette d'une maison d'édition : la ligne éditoriale. Chez les Éditions Laska, quelle est-elle ? Quelles sont ses spécificités ? Comment t'assurer que ton roman y correspond ? Les réponses tout de suite !



La ligne éditoriale,

qu’est-ce que c’est ?


La ligne éditoriale est l'une des premières choses (si ce n'est LA première chose) à prendre en compte quand on étudie une maison d'édition pour y envoyer son texte. Elle correspond au(x) type(s) d’ouvrages qui y sont publiés.


C'est une réalité : toutes les maisons d'édition ont leur spécialité. Elles peuvent ainsi s'adresser à un public particulier, qu’elle connaît à fond. De plus, les éditrices restent des êtres humains, avec leurs sensibilités et leurs préférences : elles n'éditent généralement que des ouvrages qu'elles-mêmes apprécient.


Pour mieux comprendre, entrons dans le concret avec le cas des Éditions Laska. Quelle est notre ligne éditoriale ?



Le genre


Première étape : le genre. Nous acceptons toutes les littératures de genre : la SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique et leurs dérivés hybrides), la romance, le policier/thriller, l'action/aventure et l’horreur. Notre équipe actuelle d'éditrices a cependant plus d’expérience en SFFF, romance et policier/thriller. La majorité de notre catalogue fera donc sans doute partie de ces genres-là (ce qui reste très large !).


Pour savoir si ton roman appartient à un de ces genres, il faut vérifier s'il en contient les codes. Les spécificités de chaque genre et sous-genre sont nombreuses, mais tu peux pour l'instant retenir l'essentiel :


  • La SFFF fait appel à des éléments ostensiblement imaginaires (par exemple : un univers, un monde, une société, un objet, des pouvoirs…). Si c'est ton cas, c’est bon, tu es dans la littérature de genre ! (Facile, non ?)

  • La romance met une relation romantique au centre de l'histoire. Et, surtout, les protagonistes doivent finir ensemble et heureux ! Le contexte, lui, peut être très varié.

  • Le policier/thriller place un ou des crime(s) au cœur du récit. Le policier vise la résolution du crime et a en général des policiers, des enquêteurs comme personnage principal. Le thriller, lui, vise à donner des explications au mobile du crime, et prend en général le point de vue du meurtrier dans sa chute ou de la victime dans sa quête de réponses.

  • L’action/aventure désigne toute histoire où le protagoniste doit agir dans un cadre réaliste pour déjouer une menace mortelle ou retrouver des objets, des artefacts, des trésors introuvables jusqu’à présent. On retrouve souvent ce type d’intrigue en SFFF, mélangés à de l’historique (pirates, aventuriers de l’extrême) ou dans les thrillers, mais l’action/aventure “pure” existe aussi !

  • L’horreur, là aussi mâtinée ou non d’imaginaire, cherche à susciter l’épouvante et/ou la répulsion du public. Ce genre se termine souvent mal, mais nous croyons qu’il est aussi possible de le traiter avec optimisme…


Si tu as un doute sur le genre/sous-genre auquel appartient ton roman (les limites sont parfois floues, c'est normal), ne t'inquiète pas trop : si tu le reconnais dans une de ces catégories, c'est probablement de la littérature de genre.



Le format


Si ton roman est du bon genre, tu peux passer à la deuxième étape : le format. Tout d’abord : nous n'acceptons que les romans. Exit donc les pièces de théâtre et les poésies, par exemple, mais aussi les nouvelles.


Pour les romans, nous avons une exigence de longueur : plus de 50 000 mots, et moins de 120 000 mots. Pourquoi ?


La limite basse correspond principalement aux attentes du lecteur, qui sous le terme roman s'attend à une certaine longueur. Si ton manuscrit se trouve juste en-dessous, mais qu’il correspond aux autres critères, examine-le : certaines intrigues peuvent-elles être densifiées ? Peux-tu ajouter une intrigue secondaire ? Serait-il pertinent d'ajouter des descriptions, des introspections, ou carrément des scènes entières pour expliciter ou enrichir les relations entre les personnages ? Ces pistes peuvent te permettre d'étoffer ton texte, sans donner l'impression d'un remplissage artificiel.


La limite haute des 120 000 mots est davantage logistique : plus de mots signifie plus de travail et plus de pages pour la version papier, donc un livre plus cher, ce qui peut freiner l'acte d'achat. Garder un rythme soutenu et accrocher le lecteur pendant 120 000 mots est également un exercice difficile, d'autant que la tendance du marché littéraire est plutôt aux récits courts et nerveux !


Si tu dépasses les 120 000 mots, il y a deux possibilités : si c'est pertinent, couper le roman en deux tomes distincts (qui auront donc chacun la bonne longueur) ou couper certaines scènes du roman. Il peut s'agir d'intrigues secondaires, de "darlings" (scènes qu'on adore, mais qui ne servent pas l'histoire) ou de descriptions trop poussées "fluff" (scène souvent positive centrée uniquement sur les relations entre les personnages). D'expérience, il est plus facile de couper que d'étoffer, car cela semble plus naturel après réécriture.



Le public


Après le genre et le format, un autre critère peut faire toute la différence : le public. Nous ne publions que des récits à destination d'un public adulte. En bref, cela exclut la littérature jeunesse et "Young Adult" (qui s'adresse plutôt à un public de 13 à 18 ans).


Si tes protagonistes sont adolescents, attention ! Il y a de fortes chances que ton roman relève plutôt du Young Adult ; certaines maisons d'édition sont spécialisées dans ce genre d'ouvrage, et nous te conseillons dans ce cas de te tourner vers elles.



Critères supplémentaires


Au delà de ces trois critères, somme toute assez classiques, nous avons, chez les Éditions Laska, ajouté deux conditions supplémentaires à notre ligne éditoriale :


  • une fin globalement positive/optimiste. Cela ne signifie pas forcément "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", ni que tout doive être absolument parfait à la fin du roman, mais plutôt que l'arc du protagoniste en particulier se finisse sur une note heureuse et satisfaisante ; après les nuages, on doit voir le soleil.

  • que les relations entre les personnages soient au centre du récit. Les enchaînements de rebondissements complexes où les protagonistes sont seulement des outils pour faire avancer l’intrigue, très peu pour nous. Idem s'il s'agit d'un roman où l'héroïne est seule au milieu du désert pendant cent pages… Au contraire, nous désirons publier des récits où les liens entre les personnages sont approfondis, nuancés, et font partie intégrante de l'histoire que l'auteur·ice veut raconter. Cela ne signifie pas forcément une romance : les relations familiales, professionnelles et amicales font également partie des possibilités !


Un dernier mot sur un critère qui n'en est pas vraiment un, mais qui, à nos yeux, a une importance toute particulière : la diversité et l'inclusivité. Nous cherchons activement à mettre en avant et à publier des ouvrages avec des personnages issus d'un groupe marginalisé (LGBTQI+, handicapés, racisés, neuroatypiques...). Les récits “ownvoices(écrits par des personnes concernées par le sujet qu'elles traitent) sont également plus que bienvenus ! Si c'est ton cas, et que tu réponds aux autres critères de la ligne éditoriale, n'hésite pas à nous envoyer ton manuscrit ; nous le lirons avec plaisir !


Nous espérons que cette explication de notre ligne éditoriale t'aura éclairé·e. Si ce n'est pas le cas, ou si tu as d'autres questions, n'hésite pas à nous contacter en commentaire ou via nos réseaux sociaux ; nous te répondrons dès que possible.


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