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LA NOTE D'INTENTION ET SES ENJEUX


Avec le synopsis, la note d’intention est l’un des documents les plus demandés par les maisons d’édition lors des soumissions de manuscrits. Elle nous permet d’en savoir plus sur toi en tant qu’auteur·ice, mais aussi sur ton projet et tes intentions. Voyons ensemble en quoi elle consiste.


Qu’est-ce qu’une note d’intention ?


La note d’intention, qu’on appelle en anglais « query letter », est la lettre qui accompagne et présente ton manuscrit et ta démarche. De nos jours, dans le cas des soumissions électroniques, elle se présente sous la forme d’un document ou directement dans le corps du courriel qui accompagne l’envoi du manuscrit.


Avant de nous pencher sur ce que doit et peut contenir la note d’intention, il importe de bien comprendre à quoi elle sert.


Une note d’intention :

pour quoi faire ?


Est-ce que tu téléchargerais les pièces jointes d’un expéditeur inconnu si celui-ci n’avait pas fait l’effort de préciser qui il est, et ce qui se trouve dans lesdites pièces jointes? Nous non plus.


Lorsque tu soumets un manuscrit, tu as fait tes recherches sur la maison d’édition, et tu as trouvé, écouté, lu au moins une partie de tous les contenus que nous mettons à disposition pour présenter qui nous sommes, notre mission avec Laska, notre fonctionnement en tant qu’éditrices.


La note d’intention sert à nous rendre la pareille : à te présenter à nous, à nous montrer que tu es un·e auteur·ice avec qui nous aimerions travailler, comme nous avons réussi à te convaincre que nous sommes des éditrices avec qui tu aimerais travailler (sinon, tu ne nous confierais pas ton manuscrit).


Est-ce qu’on se connaît ?


Si tu passes par le processus officiel de soumission, c’est que nous n’avons pas un contact établi d’auteur·ice à éditrice. Cependant, si l’on se connaît déjà, n’hésite pas à rappeler d’entrée de jeu qui tu es, quand et où nous avons interagi — surtout si nous n’avons jamais échangé par courriel ou que nous ne connaissons pas ton vrai nom. Nous rencontrons beaucoup de monde et nous ne nous souvenons pas forcément de toutes les personnes que l’on a rencontrées en salon littéraire ou en ligne.


Si nous n’avons pas ou peu interagi, mais que tu suis nos contenus depuis longtemps, tu peux aussi le mentionner. Tout ce qui démontre que tu sais à qui tu t’adresses et que tu as un intérêt particulier à travailler avec nous, plutôt qu’avec n’importe quel éditeur qui voudra bien de toi, est bienvenu.


Ton manuscrit reste le plus important


Il est inutile en revanche de faire du name-dropping ou d’essayer de nous flatter ; le plus important, dans la note d’intention, reste la présentation de ton manuscrit.


Dans un premier temps, résume de quoi il s’agit : en quelques phrases maximum, nous devons comprendre quel est le titre de ton manuscrit, dans quel genre il s’inscrit, quelle est sa longueur (en nombre de mots dans notre cas), et avoir une idée de son concept général. Tu peux utiliser d’autres œuvres connues comme point de comparaison, ou encore préciser tes thèmes ou inspirations — légendes, mythologies, sous-genre très spécifique ou mal connu. Le but est de montrer que ton histoire correspond à notre ligne éditoriale.


À cette présentation doit s’ajouter un très court résumé de l’histoire. C’est ce qu’on appelle le « pitch ».


Le pitch


Il y a plusieurs définitions de ce terme, qui sont parfois différenciées en anglais par un qualificatif : l’« elevator pitch », par exemple, en est la version la plus abrégée, celle qu’on doit pouvoir donner à quelqu’un qu’on croise quelques secondes dans l’ascenseur. Dans une note d’intention, tu as un peu plus de place… mais pas beaucoup plus ! Après tout, si nous voulons des détails, nous irons lire ton synopsis.


Le but d’un pitch est de donner envie, de capter l’intérêt sans être exhaustif. Il faut aller directement à l’essentiel :

  • Quelle est la situation initiale, qui sont les protagonistes (en romance, il y en a souvent deux) ?

  • Quel est l’élément déclencheur ou le conflit principal du récit ?

  • Et, enfin, quel est l’évènement inattendu qui va venir tout compliquer… et nous donner l’envie irrésistible de connaître la suite ?


Contrairement au synopsis, un pitch ne contient typiquement pas le dénouement de l’histoire. Il se rapproche plus de ce qu’on trouve en quatrième de couverture. À travers l’intérêt qu’il va susciter en nous, il va aussi nous donner un aperçu de ce qui pourrait susciter l’intérêt de futurs lecteur·ices — et donc de la façon dont nous pourrons markéter le livre.


Ton pedigree d’auteur·ice


Enfin, une note d’intention doit inclure une brève description de qui tu es en tant qu’auteur·ice. Ce qui nous intéresse n’est pas tant ta biographie que ton expérience en tant qu’écrivain·e : as-tu déjà publié ? (Si oui, quoi ?) As-tu gagné des prix ? As-tu une présence sur le Web en tant qu’auteur·ice, as-tu déjà une communauté de lecteur·ices ? Ces informations entreront notamment en ligne de compte lorsque nous réfléchirons à un plan de promotion pour ton œuvre.


Notre recommandation : n’ouvre pas des comptes à gauche et à droite juste pour avoir l’air impliqué·e et professionnel·le. Si tu nous donnes des URL de sites ou de comptes, nous irons les voir, et nous allons te juger sur leur contenu. Il vaut mieux faire moins que mal, et ne pas faire du tout que de faire sans y croire.


Est-ce que cet article t’a éclairé·e ? As-tu encore des interrogations sur la note d’intention ? Viens nous poser tes questions en commentaires !


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